INTRODUCTION
Depuis quelques mois, l’épidémie de coronavirus donne à notre quotidien des airs (signes) de fin des temps. Chacun a ses mots pour décrire la situation, ou plutôt exprimer ses peurs. Certains parleront d’Apocalypse, d’autres de conséquences de péchés et d’autres de la volonté méchante manifeste de l’homme de faire du mal pour avoir plus d’argent. « L’épidémie actuelle vient aujourd’hui créditer les théories de l’effondrement», pose sans détours le philosophe Dominique Bourg, spécialiste des questions environnementales. L’épouvante face aux épidémies
n’est pas nouvelle. «Dans les imaginaires collectifs antiques, la maladie est évidemment un des signes annonciateurs de la fin des temps, comme toute une série d’autres catastrophes naturelles», confirme Christian Grosse, historien et
anthropologue du christianisme. Les épidémies sont d’ailleurs un motif récurrent dans l’Ancien Testament.

I. CONCEPTION, PUNITION OU MORALISATION
Vocabulaire et conception du monde
«Les craintes liées à la fin du monde traversent les époques, mais chacune les traduit dans ses propres termes», analyse Christian Grosse. Il s’agirait donc principalement d’une question de vocabulaire, mais aussi de conceptions du monde. «On est déjà dans une dynamique d’effondrements, au pluriel, dans une avancée des sociétés vers des chocs successifs», exprime Dominique Bourg. «Le coronavirus ne fait que s’ajouter à cette tendance.

Punition ou conséquence?
Pour sa part, le président de l’Église évangélique réformée de Suisse (EERS), Gottfried Locher, rejette clairement l’idée que le coronavirus soit une sorte de punition divine. «On ne peut pas dire que quelqu’un a fait du tort à Dieu et que c’est la raison de ce malheur. Cette circonstance n’est pas due à une relation avecle  divin, mais plutôt à ce qui est la norme de notre monde, rempli de belles choses, mais aussi de choses terribles», déclare-t-il.

Une autre moralisation
Mais quid de la crise actuelle? «Elle va agir comme une sorte d’accélérateur de l’évolution des consciences qui était déjà entamée», estime le philosophe. «Alors que nous devons aujourd’hui restreindre notre affirmation extérieure, il nous faut redévelopper notre intériorité. Savoir distinguer l’essentiel du superflu, redonner un sens à la contemplation, etc. La spiritualité en tant que relation avec l’invisible peut prendre, dans ces circonstances, tout son sens.

II. ATTITUDE COMPORTEMENTALE
Mat 10. V 16. « Voici, je vous envoie dans le monde comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes ». De ce texte deux éléments représentent l’attitude comportementale que nous devons avoir dans cette situation de crise sanitaire mondiale que nous impose le Covid19.

1) Comportement social ou prudence
Croyants, enfants du Dieu vivant que nous sommes, doivent être prudents. C’est-à-dire respecter les mesures barrières et sécuritaire face à la maladie de Coronavirus du Covid 19. A savoir le lavage régulier des mains, le port obligatoire du masque où de cache nez lors de nos sortie… La prudence est pour notre propre protection et celle des autres. Le respect de toutes ces règles et mesures freinera la propagation de l’épidémie dans notre pays.

2) Comportement civique ou simple/ sage
Etre simple à l’instar des colombes, revient à dire que nous adoptons un comportement civique. Le civisme est tout simplement le respect, l’observation des règles de l’état. Le comportement dans l’intérêt de tous. En plus de ces deux
attitudes que doit observer le chrétien en sa qualité de citoyen d’un pays donné, la Bible prescrit un troisième que nous qualifions de spirituelle.

3) Comportement spirituel
Marc 13. V 33 « Prenez garde, veillez et prier. Car vous ne savez quand ce temps viendra ». Le comportement auquel le Seigneur Jésus-Christ nous invite est celui de la spiritualité. Dans ce contexte de crise sanitaire mondiale, de pandémie avec son corolaire économique, nous devons garder la foi en Jésus-Christ. Il convient d’être sur nos gardes, de veiller et de prier.

CONCLUSION
On ne peut pas dire que quelqu’un a fait du tort à Dieu et que c’est la raison de ce malheur. Nous n’avons pas le doit d’accuser quelqu’un de Cette crise sanitaire mondiale. Mais comprenons que cela est dans les conséquences du péché de l’homme. Dans Genèse 3. 17, Dieu dit « ….Le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, v 18 il te produira des épines et des ronces, tu mangeras de l’herbe du champ. Cette situation de crise nous invite plus que jamais aujourd’hui à restreindre notre affirmation extérieure. Il nous impose de redévelopper notre intériorité à nouveau. A savoir distinguer l’essentiel du superflu, redonner un sens à la modestie, à la modération et à la simplicité de vie. A accorder de la valeur à la vie humaine et reconnaitre la souveraineté de Dieu dans la vie.

AMEN!

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Rév. YEO Gona Timothée
Yeo.timothee@gmail.com

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